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  • En feuilletant La Croix du Morbihan : un point de vue catholique
On connaît le texte sur l’Enfer visant le « jeune homme qui enseigne la philosophie au lycée de Lorient » et l’injonction adressée « aux parents qui se prétendent chrétiens » dans La Croix du Morbihan du 11 avril 1897, mais à d’autres dates, dans le même journal, on trouve des allusions à ce même professeur (et surtout à ce « cher lycée » qui, « dans son programme même est nécessairement immoral »).
PH

Pour un inventaire exhaustif des références à Alain dans La Croix du Morbihan, voir le catalogue de l’exposition Il y cent ans ALAIN A LORIENT, qu’on peut encore commander sur ce site. On trouvera encore dans le catalogue de cette remarquable exposition dont Robert Bourgne avait été la cheville ouvrière de nombreuses et précises références à divers organes de presse très utiles pour poursuivre la recherche.

14 février 1897

Le Phare de Bretagne et le lycée de Lorient

A ma connaissance, certains professeurs du « pieux et clérical » établissement qui occasionne aux contribuables une dépense de plus de CENT MILLE livres par année, collaborent au Phare de Bretagne.

1. Le sieur Dejean, conseiller municipal ; de celui-là on ne parle plus(...)

2. Un maître de philosophie. D’après ses conférences, semi-publiques, on le croit matérialiste, ce qui constitue une excellent recommandation pour les parents chrétiens

18 avril 1897

Le lycée de Lorient et le Diable

Par son professeur de philosophie, qui résume la doctrine de la maison, le lycée nous a signifié, en réunion publique, que le Diable n’existe pas, qu’il ne peut pas exister. Le raisonnement était simple : si Dieu existe, il n’a pu s’opposer à soi-même un être aussi puissant que lui. Fichte penserait le contraire :

« Dieu, en se posant, s’est opposé »... Mais j’entends d’ici le potache : « C’est la philosophie de Fichte-ton-camp, cette machine-là ! » (...)

6 juin 1897

Le clérical lycée a fait de la réclame quelque peu tintamarresque, taillée dans la belle fête de la première Communion, suivie de la réception de l’Evêque pour la Confirmation. C’est touchant et onctueux. "On y voit même les fonctionnaires du lycée, groupés autour du Proviseur, venir présenter leurs hommages au vénéré prélat"

Est-ce que Dejean y était ? N’est-ce pas lui qui a rédigé l’article, pour contraster avec le style qu’il emploie ailleurs ?

Et celui qui ne croit pas à l’Enfer, n’aurait-il pas dû développer sa thèse ? Il la développera un jour à ces jeunes communiants quand ils passeront sous sa férule.

12 février 1899

Au lycée CAS GRAVE

(...) A Plouay, ce professeur qui a beaucoup de loisirs, quoique bien payé, a prêché l’obéissance absolue aux lois faites par nos représentants. On sentait le bonhomme « délégué par la préfecture »... C’est ça, les « intellectuels », ?? Pouah !