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Alain - Propos sur des philosophes

Texte revu et corrigé par Pierre Zachary. Préface nouvelle d'André Comte-Sponville
Présentation de l'édition de 1961 - Extraits de la préface d'André Comte-Sponville - Un Propos sur Platon - Sommaire

Avertissement (G. Canguilhem, 1961)

Sous le titre Propos sur des philosophes, Michel Alexandre avait médité de réunir, d'après le vœu et avec l'assentiment d'Alain, un certain nombre de Propos contenant chacun une référence ou une allusion à quelque point de doctrine d'un philosophe explicitement désigné. Après la mort d'Alain, et avant la sienne, Michel Alexandre s'est occupé de recueillir des Propos, de date différente, répondant à son dessein, et il avait tenté à plusieurs reprises de les ordonner de façon cohérente. Il avait reconnu la difficulté inhérente à plusieurs espèces de groupement. Ni l'ordre chronologique des philosophies, ni un ordre quelconque de rubriques ne lui avaient paru satisfaisants. C'est qu'en effet, fidèle à sa méthode de commentaire et de développement de la pensée des grands auteurs, Alain ne s'astreint jamais au cadre originaire du thème qu'il emprunte. Non content de diversifier ce thème il le déborde toujours. C'est sa façon à lui de témoigner de l'actualité de la pensée qu'il admire. Il l'éclaire en éclairant par elle ce qu'elle ne contenait ou ne visait pas au départ.

C'est pourquoi il a semblé aux anciens élèves d'Alain qui ont repris le travail commencé par Michel Alexandre que les Propos rassemblés par lui pouvaient, à quelques uns près, se prêter à former un recueil sous le titre initialement projeté. Il a paru aussi, après de longues réflexions et tentatives, que c'est dans l'intention de chaque Propos, plutôt que dans la référence à tel ou tel philosophe, qu'il fallait chercher la raison d'une succession possible. C'est donc finalement la constance des thèmes de la pensée d'Alain que l'on a cherché à mettre en lumière. Même si l'on sait qu'Alain n'avait pas de système, on n'est pas tenu de se plier à l'idée, trop aisément répandue, que les Propos sont uniquement des saisies discontinues d'occasions ou de prétextes. L'ordre ici adopté est sans doute artificiel, puisqu'il ne reproduit pas l'ordre des doctrines, ni l'ordre de publication des Propos. On pense pourtant qu'il n'est pas entièrement arbitraire.

Il convient d'ajouter qu'au cours des années où le projet est resté en attente, divers Recueils de Propos ont été publiés. Les fidèles d'Alain ne rencontreront donc ici qu'un petit nombre de Propos inédits. Mais ce leur sera une occasion nouvelle, en face de Propos qu'on croit connaître, de mesurer la richesse de ces textes qui laissent toujours tant à découvrir, même au lecteur attentif - et qui multiplient leurs significations selon qu'ils sont groupés et présentés dans la lumière d'une idée ou d'une autre. Quant à ceux qui feront connaissance avec Alain, par le présent recueil, ils se trouveront d'emblée au plus haut de sa pensée.

Préface (extraits)

[...] Alain est tout autre chose qu’un journaliste, qu’un moraliste ou qu’un « auteur de sujets de dissertations » (pour reprendre la formule perfide et plaisante de mon professeur de terminale) – [il] est l’un des vrais philosophes du XXe siècle, il n’y en a pas tant, en même temps que l’un de nos plus grands écrivains. Combien sont-ils, parmi nos penseurs, chez qui l’on puisse trouver à la fois – et dans la plus belle prose d’idées du siècle – une métaphysique et une sagesse, une morale et une philosophie politique, une esthétique et une théorie de la connaissance, une pédagogie et une anthropologie, une philosophie de la nature et une philosophie de l’histoire? (...) Les Propos, dans cet ensemble impressionnant, jouent leur rôle, qui n’est pas mince : plusieurs milliers de pages, toujours enlevées, souvent profondes, parfois éblouissantes, s’appuyant tantôt sur l’actualité, tantôt sur une lecture (ou plus souvent une relecture) qu’Alain vient de faire, quand ce n’est pas sur ses humeurs du moment, sur les hasards du calendrier (il a écrit plusieurs Propos de Noël, d’une beauté et d’une profondeur confondantes), sur le passage du temps ou des saisons…

(...) L’ensemble fait près de 5000 propos, donc quelque 10 000 pages… C’est dire qu’une sélection s’impose. Les deux volumes de la Pléiade, l’un et l’autre conçus de façon chronologique, font un ensemble admirable. Mais on peut préférer les recueils thématiques : le plus célèbre rassemble des Propos sur le bonheur (Gallimard, collection « Folio-Essais »), les plus beaux ou les plus importants, à mon sens, sont les Propos sur les pouvoirs (Gallimard, « Folio-Essais »), les Propos sur l’éducation (PUF), enfin ces admirables Propos sur des philosophes, qui étaient depuis longtemps épuisés et que j’ai plaisir, aujourd’hui, à présenter à de nouveaux lecteurs.

Alain, sans sortir du cadre qu’il s’est fixé – celui des deux ou trois feuillets et de la philosophie populaire - , s’y installe sur le terrain qui est le sien, celui des philosophes de métier, celui des grands auteurs, qu’il n’a cessé de méditer et d’admirer (les deux, pour Alain, vont ensemble), celui de la philosophie éternelle, qui est le vrai présent, pour lui, de la pensée. Platon? Indépassable. Aristote? Indépassable. Les stoïciens? Indépassables. Descartes, Spinoza, Kant, Hegel, Auguste Comte? Indépassables. Et tous pourtant se dépassant eux-mêmes et mutuellement (les systèmes sont tous faux, les philosophies toutes vraies, par ce mouvement de l’esprit, qui toujours nie et s’affirme en se niant). Le professeur inoubliable que fut Alain vient soutenir le journaliste qu’il fut aussi, l’un et l’autre indissociables, dans ces Propos, du philosophe qu’il demeure. On y reconnaît ses auteurs de prédilection, ceux qui disent la vérité de l’esprit (Platon, les stoïciens, Descartes, Kant, Lagneau), ceux qui disent la vérité du monde (Aristote, Epicure, Spinoza, Hegel ou Marx), et ces deux vérités pour Alain n’en font qu’une, qui est vérité de l’homme (l’esprit donc, mais incarné, dans un monde sans esprits), ce qui donne raison aux premiers sans donner tort aux seconds.

Le débat, entre ces deux courants, ne cessera pas. Il est la philosophie même. Aussi traverse-t-il, inévitablement, chacun de ces auteurs. Spinoza, par exemple, philosophe de l’objet ou du monde, est aussi « le seul peut-être qui ait pensé l’esprit ». Mais il ne le pense, selon Alain, qu’en le faisant chose : « tout se perd dans l’objet et dans la nécessité ». Contre quoi Alain, avec Lagneau et une fois pour toutes, choisit l’autre camp, celui de Platon, des stoïciens, de Descartes ou de Kant. Pourquoi? Sans doute par fidélité à Lagneau, qui fut son maître, mais aussi par fidélité au vouloir, et à la liberté du vouloir, autrement dit à l’homme même, en tant qu’il est autre chose, définitivement, qu’un objet ou qu’un animal. De là le dualisme si particulier d’Alain, qui est un dualisme non substantiel. De là son spiritualisme laïque, qui est l’humanisme vrai. L’esprit n’est pas une chose, l’esprit n’est pas une substance – « l’esprit n’est point ». Non, pourtant, qu’on puisse douter de sa réalité, puisque tout doute, comme Descartes l’a vu, le suppose ou l’atteste. « L’esprit n’est pas une hypothèse. » Quoi de plus indubitable que le doute? Quoi de plus certain que la quête d’une vérité au moins possible? Cela est l’esprit même. Ni substance, donc, ni hypothèse : l’esprit est un acte, toujours à recommencer, l’esprit est puissance – de penser, de connaître, de douter, de rire --, l’esprit est volonté et jugement. C’est dire qu’il n’est d’esprit avéré qu’humain, et que c’est donc l’humanité, en chacun, qu’il s’agit de sauver. Les dieux ne sont que des idoles. Les idées, même, ne sont que des idoles, lorsqu’on y croit. Qui adorerait un théorème? « Il n’est permis d’adorer que l’homme. » Cette religion qui n’en est pas une (elle ne comporte ni dogme ni clergé) est le vrai contenu, pour Alain, de la philosophie. C’est dire l’importance de ces Propos sur des philosophes : ils disent, dans la langue de tous, le plus haut de l’homme, qui est l’esprit, et le plus vrai de l’esprit, qui est l’homme libre.

La philosophie d’Alain n’est pas la mienne (j’ai choisi Epicure plutôt que Platon ou les stoïciens, Spinoza plutôt que Descartes, Marx plutôt que Kant, le monisme plutôt que le dualisme, le matérialisme plutôt que le spiritualisme…) Je n’en ai trouvé la lecture de ces Propos que plus précieuse, par le contraste, par l’opposition, par le dialogue obligé et tonique. Je ne connais pas de plus belle invitation à lire les grands auteurs, à les relire, à les méditer, enfin à s’en libérer, ce qui est la fidélité vraie à ces maîtres de liberté.

Le texte qu’on va lire a été revu et corrigé, avec autant de soin que d’érudition, par Pierre Zachary. Qu’il en soit vivement remercié. C’est grâce à lui que la présente édition, différente en cela de la première, intègre les ultimes ajouts et corrections d’Alain – sans qu’il ait paru nécessaire, dans une édition qui se veut grand public, d’en indiquer le détail. (...) Bonne lecture, donc, à ceux qui savent que les idées qu’on trouve dans les livres « ne comptent guère », comme disait Alain, ou ne comptent qu’à condition qu’on fasse l’effort, en soi-même, de les penser, c’est-à-dire de les réinventer. « Ici est le jugement; le reste n’est que singerie. »

 

Un propos sur Platon

" Platon dit en se jouant qu'Amour est fils de Richesse et de Pauvreté, et dit une grande chose. Chacun voit des drames d'amour, et s'étonne que la plus médiocre Célimène puisse amener un noble homme à des actions de fou. Mais c'est Richesse qui fait le pire mal ; richesse, j'entends noblesse, puissance sur soi, haute idée du héros et de l'amour. Si l'homme ne souffrait que de pauvreté et besoin d'une Célimène, le mal serait bientôt guéri. Mais le besoin n'est pas l'amour ; et le désir non plus n'est pas l'amour. L'amour est une ambition qui méprise les petits moyens, et qui veut se faire reconnaître par une autre puissance. C'est pourquoi chacun veut que l'autre puissance soit hautaine et difficile, et toujours la grandit, et presque toujours l'estime trop, et souffre de la voir diminuée. Il y a ce genre de déception dans la jalousie. De là vient que l'on méprise toujours un peu en soi-même et que l'on hait dans le rival ces avantages extérieurs auxquels la puissance hautaine ne devrait pas seulement faire attention. Il n'y a rien de pis que si l'on découvre faiblesse, esclavage, dépendance, aveuglement, sottise, en celle que l'on voulait séduire. Car on la veut faible, mais pour soi seul, et librement faible. Tel est le jeu de l'amour entre le chevalier et sa dame ; tel il est entre la pastourelle et le toucheur de bœufs. Quelquefois l'Alceste aux rubans verts ou à la ceinture de flanelle méprise et s'en va. Plus souvent il veut se consoler par la facile conquête de ce qu'il voit tellement au-dessous de lui ; mais il se trompe encore là, tantôt méprisant trop, tantôt estimant trop, et toujours humilié. C'est alors qu'il se tourne et retourne la nuit comme un malade, mâchant et goûtant la servitude. Ainsi moins la femme vaut, et mieux le drame se noue. Je retrace la passion de l'homme ; celle de la femme s'explique vraisemblablement par les mêmes causes. C'est pourquoi il ne faut point s'étonner si une femme indigne est aimée jusqu'à la fureur ; ce n'est point l'exception, c'est la règle.

La colère d'Achille, illustre entre toutes et depuis trois mille ans célébrée, enferme toutes les colères. Ce n'est pas qu'il soit tant privé de ce que sa belle esclave lui a été enlevée ; on lui en offre vingt autres, et celle-là même, sans pouvoir le fléchir. C'est qu'il est offensé dans le plus haut de son âme, méprisé, et traité lui-même en esclave. Humilié par-dessus tout de sa propre colère peut-être. Chose digne de remarque, toutes les injures qu'il lance d'abord reviennent sur lui ; car on ne gagne rien à mépriser celui de qui on dépend ; c'est se mépriser soi. Rien ne peut effacer l'affront ; tuer n'effacerait rien. Il sait cela aussi. Supposez maintenant que ce soit la belle Briséis elle-même libre, et reine, qui se retire de lui et se fasse esclave de quelque autre, humiliant la couronne dont il l'avait couronnée, la fureur coulera de la même source. Toutes les passions, donc, comparaissent en cette scène sublime où la tente de l'Inexorable étant entrouverte, on le voit qui se dompte lui-même par le chant et la cithare, gagnant une heure après l'autre sur la colère infatigable, pendant que l'Ami, assis en face de lui, contemple la nécessité inflexible et la volonté prise en ses propres chaînes. En cette forme libre, en ce chant, en ce repos, en cette trompeuse paix. Tant de sang au bout de ces doigts musiciens, les captifs massacrés, Hector traîné, Priam suppliant, toutes les suites d'un affront cuit et recuit dans le silence. Aveugle vengeance ; et la scène circonscrit de loin notre sagesse aussi, puisque la machine politique reprend les passions et les soumet à ses fins.


4 novembre 1922

Table des propos

Entendement - Perception

I Montaigne a dit cette chose admirable (Novembre 1924)
II Nous ressemblons tous à ce roi de Siam (20 avril 1928)
III On conte que Hegel devant les montagnes (Juin 1926)
IV On a célébré Spinoza ces jours passés (20 mars 1927)
V Le monde n'est pas un spectacle (25 juillet 1933)
VI Le Congrès des Religions a flétri le matérialisme (Août 1912)

Entendement - Mesure

VII Dans le temps où le soleil triomphe (26 mars 1922)
VIII Descartes a osé rendre ses idées (3 février 1936)
IX Comte, nourri de sciences (16 octobre 1922)
X L'idée que je me fais de mon semblable (20 Mai 1927)
XI Dans l'histoire on trouve décrit (20 mai 1921)
XII Voici une page d'histoire que j'invente (1er décembre 1909)
XIII Comme je me rendais à cette réunion (22 avril 1922)
XIV La Caverne de Platon, cette grande image (25 Mars 1928)

Entendement - Doute

XV Pascal perce partout l'écorce (19 août 1924)
XVI Lorsque Alexandre le Grand entra (11 juin 1922)
XVII L'homme qui avait avalé une preuve (28 mai 1923)
XVIII Pascal plaît à presque tous (15 juillet 1923)
XIX On parle d'instruction, de réflexion (14 décembre 1929)
XX S'accorder c'est s'ignorer. Socrate (Septembre 1920)
XXI Le commun langage nomme encore esprit (2 octobre 1931)
XXII Les Stoïciens sont bien connus (1er juillet 1923)
XXIII Un poisson théologien prouverait (18 novembre 1923)
XIV Savoir ou pouvoir, il faut choisir (20 juin 1924)

Entendement - Travail

XXV La philosophie de l'entendement est à la base (Juin 1929)
XXVI Il n'y a que les Marxistes (21 décembre 1929)
XXVII Il y a un paradoxe dans le Marxisme (Août 1929)
XXVIII On me demande si je suis (1er avril 1932)
XXIX On n'apercevra jamais la couture d'Hegel (12 février 1932)
XXX Si l'on veut essayer de penser (3 mars 1932)
XXXI Le XIXe siècle a vu deux grands constructeurs (1er janvier 1932)
XXXII Qu'on suppose Aristote revivant (1er février 1932)
XXXIII Lorsque Hegel s'en allait faire son cours (1er janvier 1931)
XXXIV Je ne sais quel Allemand écrivait (Août 1933)

L'action - Résolution

XXXV L'action discipline la pensée mais la rabaisse (2 octobre 1923)
XXXVI L'action veut une sagesse virile (20 septembre 1924)
XXXVII Je n'irais pas jusqu'à dire (8 octobre 1927)
XXXVIII Descartes dit que l'irrésolution (12 août 1924)
XXXIX La Destinée, disait Voltaire, nous mène (7 Octobre 1923)

L'action - Conscience

XL Rousseau disait que la conscience nous instruit (22 mars 1922)
XLI Quelqu'un vantait le courage de Socrate (1er mars 1908)
XLII On ne lit plus les Provinciales (19 août 1921)
XLIII Les problèmes politiques (Janvier 1931)
XLIV Tout homme qui vient au monde (Juin 1932)

L'action - Justice

XLV Aucune société ne veut que les contrats (16 juillet 1932)
XLVI Le rapport du maître à l'esclave est le nœud (1er avril 1928)
XLVII Le prudent Aristote remarquait que les Cités (26 avril 1924)
XLVIII Il y a un dialogue de Platon (29 décembre 1909)
XLIX L'homme juste produit la justice hors de lui (10 mai 1922)
L Imaginons un homme comme il s'en est trouvé (19 juin 1923)
LI Poursuivant mes études de la politique moutonnière (12 mai 1923)
LII L'aristocratie est le gouvernement des meilleurs (Avril 1932)
LIII L'union fait la force. Oui, mais (10 décembre 1925)
LIV La libre pensée est invincible (20 juillet 1928)
LV Je renouais connaissance ces jours-ci (23 octobre 1913)
LVI Penser vrai, n'est-ce pas la même chose (15 février 1932)
LVII Pensant à Joseph de Maistre, que l'on célèbre (1er août 1921)
LVIII Les choses ne font aucun progrès (3 janvier 1933)
LIX Je ne vois rien dans Platon qui ne suffise (20 novembre 1929)

L'action - Dieu

LX La politique n'a guère changé (22 avril 1933)
LXI Il y a toujours eu deux religions (Mars 1928)
LXII Je connais trois pamphlets (3 janvier 1910)
LXIII Sur les raisons d'être vertueux (1er mai 1932)
LXIV Les Stoïciens étaient pieux (Juillet 1923)
LXV Les Entretiens d'Épictète (8 février 1923)
LXVI " Instruis-les, si tu peux... " (8 février 1924)
LXVII Renan a mal parlé de Marc-Aurèle (Juin 1923)
LXVIII Il y a quelque chose de mort (20 décembre 1923)
LXIX Je vois que l'on célèbre saint Thomas d'Aquin (Septembre 1924)

L'action - L'homme

Nature

LXX Faire et non pas subir(15 septembre 1924)
LXXI Il y a une sagesse des faibles (10 juin 1927)
LXXII Spinoza dit que l'homme (15 juin 1930)
LXXIII Il y a un abîme dans Spinoza (27 juin 1930)
LXXIV Gœthe est fils d'août (28 août 1921)
LXXV Kant fut assurément une des plus fortes têtes (Mars 1924)
LXXVI C'est une belle amitié que celle de Gœthe (23 septembre 1923)
LXXVII On se hâte toujours de décider qu'une nature (10 mai 1921)
LXXVIII Spinoza dit : " Dans nos entretiens " (21 février 1931)
LXXIX Je ne pense pas volontiers au problème (23 octobre 1927)
LXXX Ce que dit Comte des trois races (19 septembre 1921)
LXXXI Les monstres des gargouilles ressemblent (16 mai 1923)

Passions

LXXXII Un sage, un lion, une hydre aux cent têtes (15 févr. 1926)
LXXXIII Platon n'est pas tout en mystères (Janvier 1930)
LXXXIV Quand on me dit que les intérêts (26 mai 1921)
LXXXV Platon m'étonne toujours par cette puissance (4 avril 1922)
LXXXVI Gymnastique et Musique étaient (4 février 1922)
LXXXVII Platon dit en se jouant qu'Amour (4 novembre 1922)
LXXXVIII Je trouve en Descartes cette idée (21 janvier 1924)
LXXXIX Descartes est le premier qui ait su (25 avril 1927)
XC L'esclavage ne blesse (22 avril 1924)
XCI Ayant parcouru d'un seul mouvement (20 juillet 1929)
XCII Dès que l'on veut peindre les vices (18 février 1924)
XCIII Auguste Comte, qui a écrit sur le langage (16 septembre 1921)

Société

XCIV Quand je lis Homère, je fais société (Janvier 1928)
XCV Auguste Comte est un des rares (2 novembre 1935)
XCVI Il faut rendre hommage à l'illustre Poincaré (20 juin. 1912)
XCVII Le culte des morts se trouve partout (15 janvier 1922)
XCVIII L'imitation des morts est une grande chose (30 avril 1923)
XCIX L'instituteur me demanda (14 mars 1932)

Culture

C L'étudiant me dit (3 février 1911)
CI L'instituteur feuilletait un manuel de Sociologie (20 sept. 1927)
CII Les animaux n'en pensent pas long (28 avril 1923)
CII J'aime cette idée de Comte (Décembre 1925)
CIV J'ai toujours vu les Français s'enfuir (27 décembre 1931)
CV Penser irrite (10 février 1931)
CVI Auguste Comte fut formé d'abord aux sciences (Décembre 1924)

Paix

CVII Je sentis sur mon épaule une petite main (12 juillet 1921)